les cahiers du mecas
Volume 12, Numéro 2, Pages 231-250

La Politique De Transport En Algérie : Moteur De Croissance économique Ou De Dépense ?

Auteurs : Idres Bilal . Kaïd Tlilane Nouara .

Résumé

Aujourd’hui, les transports sont au cœur de la vie quotidienne du citoyen, de la compétitivité de l’entreprise, de l’épanouissement et du maintien de la croissance économique d’un pays. En Algérie, la bonne conjoncture économique de cette dernière décennie a incité à l’usage et à la demande croissante des transports comme partout ailleurs dans le monde. En effet, les déplacements et la mobilité de la population est de plus en plus intense à différentes échelles, pour des raisons professionnelles et en quête de meilleures conditions sociales. Cependant, la politique de transport et l’offre de transport public n’ont pas tout à fait évolué à la mesure de la demande et des besoins en mobilité de la population et en fonction de la vulnérabilité économique, ce qui a favorisé une motorisation individuelle et la progression du parc automobile durant ces quinze dernières années et provoqué une répercussion inéluctable sur la consommation des carburants. C’est à priori une des causes de l’expansion de la demande d’énergie dans le secteur des transports et le recours à l’importation de ces combustibles. Pour progresser avec succès dans la voie de l’exploitation durable des transports et de l’énergie surtout dans un pays vulnérable caractérisé par une économie rentière, d’où la volatilité des prix internationaux du brut est le principal effet négatif d’un choc exogène, avec des conséquences à court et à long terme. Dans cet article, nous allons essayer d’évaluer le coût de la consommation énergétique induit par la motorisation individuelle en Algérie, ainsi que la corrélation de cette motorisation avec la consommation de l’énergie et en final déterminer les causes et les conséquences en s’appuyant sur deux périodes distinctes et sur le calcul de l’élasticité.

Mots clés

Croissance économique, parc automobile, transport, carburants, coûts, Algérie