Journal Algérien des Régions Arides
Volume 8, Numéro 1, Pages 5-15

Palmiers Males Dans La Cuvette De Ouargla : Un Patrimoine Marginalise.

Auteurs : Babahani Souad . Siboukeur S. . Bouguedoura N. .

Résumé

Les études sur les palmiers femelles (cultivars) sont nombreuses, mais celles des pieds mâles sont très rares en Algérie et ailleurs. L’étude réalisée dans la cuvette de Ouargla sur la situation des palmiers mâles « Dokkars » a montré que les pieds étudiés sont, pour la plupart, considérés comme de bons pollinisateurs dont plus de 45 % dépassent 50 ans. Dans plus de 48 % des exploitations, les mâles sont issus de graines et ils sont souvent mal entretenus. Dans ces exploitations, le nombre de mâles est très faible par rapport au nombre des pieds femelles. 65.72 % des mâles étudiés pollinisent, chacun, plus de 50 pieds femelles. Dans certaines d’autres, ils sont inexistants. La notion de type de « Dokkars » n’est pas très développée dans la cuvette, 77.14 % des agriculteurs enquêtés ne connaissent pas cette notion. Néanmoins pour certains phœniciculteurs, il existe deux principaux types de « Dokkars » : « Ghars » et « Deglet Nour ». 82.86 % des phœniciculteurs utilisent le pollen frais ; mais en cas de besoin, ils utilisent le pollen conservé dans du papier ou du tissu, sous forme d’épillets secs, dans les maisons ou dans les exploitations. La plupart des phœniciculteurs enquêtés achètent leurs pollens des marchés locaux, avec des prix élevés, surtout au début de la saison de production.

Mots clés

Ouargla - palmier dattier mâle – pollen - pollinisation