Revue d'études sur les institutions et le développement
Volume 4, Numéro 1, Pages 54-80

L’informel…l’autre Face De L’entrepreneuriat Féminin En Algérie (cas Du Travail à Domicile).

Auteurs : Abdelhafid Attar. Wassila Bouabdallah.

Résumé

Depuis les années 70, l’Algérie a opté pour un secteur public dominant. Une situation interrompue par la crise multiforme des années 90 qui a détourné la politique économique vers une logique libérale, caractérisée par un changement positif envers le climat des affaires. Les discours d’encouragement à l’entrepreneuriat à travers des réformes et des lois se succèdent, l’aisance financière à favoriser l’investissement mis en place et qui servira à créer une classe d’entrepreneurs capables de créer la richesse et l’emploi. Juste que ces mesures relèvent plus d’un traitement social que d’une véritable politique de l’emploi. C'est d'ailleurs, dans ce contexte que l’entrepreneuriat féminin en Algérie soit aussi discret et que le nombre de femmes entrepreneurs reste dérisoire dans le pays, même si cela est loin de représenter la réalité, sachant qu’un nombre considérable de femmes entrepreneurs exercent dans l’informel. Dans la première partie de cette étude, nous tentons de mettre le point sur l’état de l’entrepreneuriat féminin en Algérie, en expliquant le non aboutissement des efforts étatiques consentis en matière d’entreprenariat à leurs finalité majeure ; qui est de générer une valeur ajoutée, de créer des emplois. Alors que dans la seconde partie, l’unité informelle féminine a fait l’objet d’une enquête réalisée dans deux villes de l’ouest algérien. La recherche mis en évidence le repli d’une catégorie d’entrepreneurs vers le secteur informel, opérant leur activité depuis leur domicile. Cela mentionne majoritairement une résistance aux impacts réglementaires et politiques mais surtout une adaptation à l’environnement social et culturel.

Mots clés

Entrepreneuriat féminin; Politique publique; Obstacles; Emploi informel; Travail à domicile.