Insaniyat
Volume 6, Numéro 2, Pages 111-128
2002-08-31
Auteurs : Cherrad-benchefra Yasmina .
Alors qu’il est demandé aux étudiants algériens de n’utiliser que des formes linguistiques conformes au français standard prodigué par l’école, ces derniers recourent de plus en plus à des formations offrant des singularités et des constructions distinctes de l’usage normatif, préférant à l’uniforme la variation et l’hétérogène. Pour nos étudiants les couples «se divorcent». Tout en prenant pour ainsi dire leur revanche sur le caractère étranger du français, nos étudiants affirment des droits sur lui et se l’approprient. Des règles de fonctionnement spécifiques, dites et non dites, régissent les actes des locuteurs d’une communauté et l’étudiant algérien semble ne pas ignorer celles du français central. En plus des variations du genre et du nombre auxquelles est systématiquement soumis le substantif, nos locuteurs lui affectent une autre, celle du degré propre à la classe de l’adjectif et des adverbes. L’Algérie se trouve dans cette situation et, ce français fixé par une norme qui, si elle est présentée comme extérieure et étrangère, est transformée en fait, par des facteurs sociaux et psychologiques en une réglementation proprement locale, par une réadaptation de cette langue dans ses fonctions et dans sa possession selon des références et usages algériens.
Langues ; Fonctionnement ; Variation; Norme; Ecarts.
Manaa Gaouaou
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pages 275-285.
Talbi Houda
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Redouane Rima
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pages 1387-1412.
Meftah Meryem
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pages 1247-1259.