Insaniyat
Volume 18, Numéro 3, Pages 93-104
2014-09-30
Auteurs : Benkada Saddek .
C’est à la faveur de mon enquête sur les victimes de l’OAS à Oran, durant la période 1961-1962, que je suis arrivé à m’intéresser de plus près au recueil de nouvelles d’Assia Djebar, « Oran, langue morte ». Romancière et nouvelliste, elle fut la première femme romancière algérienne à avoir intégré Oran comme trame spatiale dans son écriture romanesque. Oran, langue morte, n’est pas à proprement parler une œuvre romanesque, mais un recueil de nouvelles écrites entre les mois d’août et octobre 1996 à Paris : Oran, langue morte, L’attentat et Le corps de Félicie. L’auteure, scénariste et réalisatrice de surcroît, emprunte à l’écriture cinématographique, la technique de l’assemblage des plans en procédant dans son style narratif à des « retours en arrière dans la guerre d'hier », établissant ainsi le lien directement entre les différents protagonistes sur les mêmes lieux et à des époques différentes, la politique de la «terre brûlée » de l’OAS, la journée sanglante du 5 juillet 1962, et les massacres des populations et assassinats des intellectuels par les islamistes (1992-1999).
Oran; 1962 - 1992; violence politique; Assia Djebar; écriture romanesque
Benhaimi Loubna
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Ramdane Souhila
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pages 868-895.
Chaouib Fatiha
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pages 75-84.
Azibi Arezki
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pages 573-592.
Grine Medjad Fatima
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pages 165-168.
Abadlia Nassima
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pages 152-174.