journal algérien de médecine
Volume 28, Numéro 1, Pages 8-13
2020-03-15
Auteurs : Laouar H .
Bien que les entérocoques soient relativement peu virulents, leur incidence dans les infections nosocomiales est en progression depuis les années 80. Ces bactéries, naturellement peu sensibles à de nombreux antibactériens, ont développé des résistances à la plupart des antibiotiques tels que les bêtalactamines, les aminosides et récemment les glycopeptides. Cette étude a été entreprise pour évaluer la résistance aux antibiotiques des souches d’entérocoque isolées au CHU de Constantine. Ce travail a porté sur 349 souches d’entérocoque isolées de différents produits pathologiques collectés au Service de Microbiologie. L’identification a été réalisée essentiellement par des mini-galeries API20 STREP (Bio-Mérieux). La sensibilité aux antibiotiques a été déterminée par la technique de diffusion sur milieu gélosé selon les recommandations du CLSI (Clinical and Laboratory Standards Institute). Les gènes conférant la résistance aux aminosides, aux cyclines, aux macrolides, aux glycopeptides et au triméthoprime ont été recherchés par PCR chez des souches résistantes à ces antibiotiques ou suspectées de l’être. Pour les résultats de notre étude, la majorité de nos souches est isolée des hémocultures (37%), des pus (26.1%) et des urines (13.8%). E.faecalis est l’espèce la plus fréquemment isolée (82%), suivi par E.faecium (16.6%). Les autres espèces : E.casseliflavus, E.durans, E.hirae et E.avium représentent moins de 2%. Toutes les souches d’E.faecalis de notre série sont sensibles à l’ampicilline contrairement à celles d’E.faecium qui y sont résistantes. Les taux de résistance aux antibiotiques des souches d’E.faecalis et d’E.faecium étaient respectivement: gentamicine 14.3% et 39.7%, érythromycine 75.9% et 96.6%, tétracycline 74.8% et 70.4%, chloramphénicol 33,2% et 24,1% et lèvofloxacine 14,3% et 39,7%. Le gène aac (6’)-Ie-aph (2’’)-Ia a été caractérisé chez 40 souches sélectionnées pour leur résistance de haut à la gentamicine. Aucun des gènes responsables de la résistance aux glycopeptides (VanA , VanB, VanD, VanE et VanG) n’a été retrouvé. En conclusion: les souches et particulièrement celles d’E.faecium étaient très résistantes aux antibiotiques. L’utilisation massive de la vancomycine pour traiter les infections dues à cette espèce va inéluctablement conduire à l’émergence des entérocoques résistants à cet antibiotique.
Entérocoque, Antibiotiques, Résistance.
Belamri Djamila
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Sehab Hasna
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Bougouizi Amina
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Nadjai Sabrina
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