إدارة
Volume 11, Numéro 2, Pages 345-360
2001-12-01
Auteurs : Cubertafond Bernard .
Incertitudes politiques en Tunisie, en Algérie et au Maroc, en ce début du 3ème millénaire et, ici comme ailleurs, démocraties espérées, ou proclamées mais incertaines ? En Tunisie le contrat social fondement – relative sécurité matérielle contre acceptation d’un contrôle policier fort– est-il encore largement d’actualité et que provoquerait sur le long terme une révision – ou trituration ? – constitutionnelle permettant au président Ben Ali d’instituer à son profit une présidence à vie ? En Algérie la loi sur la concorde civile n’a assuré ni la sûreté, pourtant première des libertés publiques car condition d’exercice de toutes les autres, ni la rencontre de tous les citoyens sur les mêmes valeurs nationales. El le pouvoir légalement institué n’a pas, semble-t-il, la plénitude du pouvoir réel : paradoxalement dans un régime présidentialiste, le président Bouteflika, en dépit de son potentiel charismatique, risque de devenir comme ses prédécesseurs Chadli, Boudiaf, Kafi et Zeroual, un fusible risquant de sauter en cas de trop fortes tensions sociales et de désaccords trop vifs entre pouvoir apparent et pouvoir réel. Au Maroc, la mort de Hassan il devait être, selon plusieurs observateurs hâtifs avides de changements ou de nouvelles images, l’occasion de transformer une monarchie prépondérante surplombant tous les pouvoirs et toutes les institutions en monarchie symbolique et une démocratie parlementaire d’appoint en parlementarisme gouvernant. Or, le système dominant du Makhzen reste en place, seulement modernité et agrémenté, le Makhzen punisseur cherchant à se rénover en Makhzen bienfaiteur et protecteur : desserrement de l’étau et prise en compte des aspirations sociales dans le cadre d’une forme adoucie de despotisme éclairé ? A partir de ces trois exemples, mais aussi de tant d’autres, dans d’autres parties du monde, les observateurs et les citoyens qui souhaitent des transitions démocratiques – et qui aujourd’hui n’adhérent pas à ce quasi acte de foi ? – sont donc troublés. Quel que soit le jugement de valeur que l’on porte sur les régimes, et même si l’on croit à la supériorité du modèle démocratique occidental, et à sa vocation universaliste du modèle démocratique occidental, et à sa vocation universaliste, on ne peut avancer l’équation transition politique égale transition démocratique.
Relations internationales, despotisme politique, Géopolitique, transition démocratique, Maghreb.
Salhi Karim
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pages 43-61.
Cherifi Selma
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pages 73-85.
تلي رفيق
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pages 651-686.
Lamya Khelil
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pages 45-59.
Gad Gad Gomaa Galal
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pages 116-125.