نفسانيات و أنام
Volume 2, Numéro 3, Pages 75-83

Gout Du Fiel : La Mort Entre Représentation Et Tabou

Auteurs : Boualagua Fatma Zohra . Moussa Fatima .

Résumé

Le soutien du corps social à propos de la douleur, l’empathie avec l’endeuillé(s), le partage des éléments mémoriels positifs, affectives, agit au profit d’un processus du deuil, mais qu’en est-il de cette omniprésence groupale quand les consolateurs dépassent les trois jours de condoléance cité par l’islam ? ; la temporalité bien déterminée par la religion structure les limites de proximité avec le deuil et instaure des possibilités d’un travail de deuil, contrairement à nos coutumes qui maintiennent la toute- puissance groupale, un trop plein qui favorise plutôt à un deuil pathologique .Les représentations qui constituent un bouclier protecteur (la mawaid’a-les leçons religieuses sur la mort, le dîner du défunt …) et celles qui bouclent la personne dans un deuil impossible. En outre la psychothérapie nous a permis de dégager chez certains patients une fuite devant la douleur de la perte, de l’évitement et l’idéalisation ,des mécanismes qui s’organisent autour du tabou de la mort, les corps morts peuvent occuper la position d’un surmoi archaïque, par une pensée magique comme le retour des morts et la crainte d’être hanté par le défunt(es), une crainte qui vas jusqu’à l’interruption des funérailles, la mort devient par le déni le secret muet qui interroge souvent la qualité de l’héritage parental, le déni da la mort n’est -il pas un déni transgénérationnel ?. Une illustration clinique éclaire de pré nos propos.

Mots clés

la mort, les représentations, deuil "normal" et "pathologique".